Las de mes PC pourris et dans ma quête de savoir ce que vaut un Mac pour le métier de webmaster. Malgré des mois de recherche sur Internet, il s’est avéré impossible de trouver de la documentation ou des témoignages de gens qui utilisent un ordinateur Apple. Voyez sur les sites de partage de vidéo: les mecs se filment en train de déballer leur nouvel ordinateur, et les films se terminent au moment où ils démarrent la machine. Voyez les sites dits spécialisés, même le site Apple lui-même: « c’est un ordinateur performant« , « Le tout dernier processeur Intel, un disque dur plus spacieux, de la mémoire à profusion et d’autres nouveautés« . Génial! Je vais aller loin avec ce genre de présentation. Quel mystère! Qu’est-ce qui justifie ces prix exorbitants et cette réputation ‘professionnelle’ ? Comme d’habitude, il fallait que j’aille voir moi-même si je voulais en savoir plus. Hier, j’ai sauté dans le train pour Lille.
Il faisait chaud. Toutefois ce n’est pas la première impression que j’ai ressentie en arrivant: j’ai eu l’impression de revenir chez moi, d’être dans ma ville; je me suis senti un peu mieux. Je n’y étais pas allé depuis longtemps, bien malgré moi.
J’avais décidé depuis le début de la journée de manger au MacDonald de la gare en arrivant.
J’ai passé mon nez à la porte et je suis ressorti aussitôt. L’endroit est vraiment insalubre et coupe l’appétit à n’importe quel affamé voyant.
Dehors il faisait mieux vivre. Il y avait grand soleil et tout le monde était de sortie. Le nombre de mendiants au mètre carré est impressionnant, je me serais cru au bureau! Le nombre de créatures féminines avec lesquelles je me serais marié sur le champ sans mot dire aussi (…). Ouah! d’un coup j’ai presqu’eu honte de mon catalogue. Et si mes souvenirs sont bons, je crois que j’ai aperçu un mec de type européen dans la foule, je ne suis plus très sur.
Mais là n’est pas le sujet, n’est-ce pas ? Je m’égare dans mes propos parce que c’est mon blog après tout. Alors, qu’est-ce que va m’apprendre mon voyage ?
J’entre dans la Fnac. Bien sur, comme à chaque fois, je me trompe de bâtiment et je rentre dans celui des disques. Je traverse la rue pour me rendre dans le bon et j’arrive à l’Apple Store: deux tables avec sur chacune 6 machines. Toute la gamme mais pas de MacPro ni de MacMini. Il y a des vidéos qui passent en boucle mais on peut toucher et un simple mouvement de la souris nous fait revenir au bureau de Leopard. Alors ?! Enfin ! Je suis devant un iMac 24″ avec une main sur le clavier et l’autre sur la souris. Tiens ce n’est pas une roulette sur le dessus de la souris, ça marche de la même façon mais c’est une sorte de mini-touch-pad fixe. Je parcours les menus, ça bouge, c’est coloré etc, d’accord mais…? Non il n’y a rien à ouvrir à part Safari, Calculatrice et d’autres conneries toujours livrées avec un système d’exploitation. Bon bein voilà. Je vais voir les autres, je pianote sur un Air et j’ai peur de le casser, je m’attarde sur un MacBook pour son prix plus humain. C’est vrai que du peu que j’ai pu faire, les machines avaient l’air performantes, il n’y avait pas de latence.
Il y avait un petit jeune avec une chemise à pomme et un litron de Pento qui tentait de renseigner les gens. Je l’ai écouté. Oui tous les visiteurs venaient voir les Mac comme des engins extra-terrestres. Je n’ai entendu aucun argument technique, pas une phrase qui puisse informer sur l’utilisation du Mac, outre les « avantages du clavier plat » et les « ouais on peut tout faire avec: y’a un disque dur de 120Go pour mettre vos mp3″. Hm. J’ai fait une dernière fois le tour, c’est vrai qu’ils sont très beaux, mais je n’ai rien appris (oh si: que Safari n’interprète pas la propriété css line-height dans une balise html br, ce qui déface un peu mon JulienLove). Aux stades où ils sont présentés, j’ai du mal à comprendre pourquoi ils les allument. Pourquoi même pas un PhotoShop, un ProTools ?… Ils sont à ça près ? C’est comme-si on présentait un PC avec une installation de Windows toute neuve: « alors ici on a NotePad, on remarque que dans le bas à droite ici on a l’heure qui est fournie…« . Non, j’ai pas compris. Je suis redescendu encore plus inquiet.
Et pour me réconforter de ces émotions, j’y suis allé à MacDonald ! Mais sur la Grand’Place. A 16h30, c’est bon un menu Big…Mac…
























