Hier c’était la 12ème foire aux disques et bandes dessinées d’Arras. L’événement était organisé par une station de radio. Sous des allures de triste brocante couverte, des particuliers sont venu exposer leurs trésors: 170 mètres de stands pour les disques et 30 mètres pour les bandes dessinées.
On devine pour plusieurs raisons que je ne m’y suis pas rendu pour les disques. Quoiqu’en la matière, la quantité disponible et l’âge avancé du matériel aurait pu ravir quelques spécialistes. Pas moi en tous cas: c’étaient surtout les papis dézingués, avec les cheuveux gras attachés et les mousquetons, qui arboraient fièrement leurs collections de Johnny Hallyday et Elvis Presley.
Le côté bande dessinée n’était certainement pas le plus important de l’organisation mais il en faisait partie. J’y allai friand avec l’espoir d’y trouver une abondance de vieux comics américains, des pulps et autres séries limitées de Batman. Ma motivation fut vite abattue. Il n’y avait plus de doute sur la région: Johnny pour les disques et Dupuis pour la BD. Que du franco-belge. Ainsi les étals n’étaient qu’un vaste rassemblement de toutes les bandes dessinées que nous avons tous eu un jour où l’autre près du lit et qui nous ont donné une fausse idée du ‘comics’: les Spirou, Astérix, Sophie et milliers d’autres avatars plus ou moins identiques avec leurs jambes linéaires et leurs deux dimensions.
Alors les anti-héros sont repartis d’où ils sont venus: dans les cartons, dans les greniers. Tous ?
Non. Je suis revenu avec une mauvaise adaptation de Batman.




















