Le grand fossé

J’étais chez un ami qui est graphiste et donc qui travaille avec les standards du logiciel du domaine: la suite Adobe CS3 (qu’il va d’ailleurs bientôt mettre à jour en CS4). Il dessine en ce moment une bande dessinée qu’il voudrait publier ne serait-ce qu’à quelques exemplaires. Lorsque je lui ai fait part de mes doutes quant aux difficultés de s’entendre avec un imprimeur, en guise de réponse, il m’a laissé toucher son ordinateur (un vrai) et naviguer dans les menus de PhotoShop. Oh bonne mère ! Je sais que ce n’est plus un fossé qui sépare ces logiciels Adobe de leurs concurrents, c’est un univers. Tout est minutieusement géré, paramétrable et détaillé: la quadrichromie, les points par pouces ou par centimètres -réellement affichés à l’écran dans une option de « format des pixels: carré, D1, HDV, anamorphose… ». Et j’en passe (tout un univers).

Ce qui m’a le plus surpris et qui cause ce billet, c’est la possibilité de choisir parmi les véritables couleurs des standards de l’imprimerie: une bibliothèque de couleurs qui regroupe toutes les gammes et toutes les teintes des marques mondiales comme Pantone et Focoltone.

Cela s’ajoute aux fonctions de changement d’ »espace de travail » pour optimiser la présentation des outils suivant l’utilisation du logiciel: « peinture et retouche », « correction colorimétrique et tonale », « impression et épreuvage ». Il n’y a plus de doute: on a l’imprimerie chez soi. On ne porte plus son projet à l’imprimerie mais à « l’imprimante publique », puisque tout le processus de mise en page et de calibration est réalisable soi-même à domicile.

Le grand fossé, c’est quand je vois ce qui existe, et ce que j’utilise.

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