Je n’arrive pas encore à te dessiner à volonté, dans tous les sens et de toutes les vues, aussi facilement qu’il le faudrait pour faire de toi le personnage de ma future bande dessinée mais cela arrivera. Je ne veux pas me lancer à l’aventure et manquer de gâcher ta silhouette. Toutes ces courbes insaisissables qui sont les tiennes et qui me grisent jusqu’à l’envie de les reproduire, à force d’observation et de travail je finirai bien par les caresser de ma plume. Pour commencer l’ouvrage j’attendrai patiemment d’être en mesure de te coucher sur mon papier sans manquer aucun de tes charmes. Alors viens, passe et repasse, Muse qui ne s’en doute même pas, moi je t’apprends, je lis les lignes de ton déhanchement. Et peut-être qu’un jour, quelqu’un que tu ne connais que de vue de donnera un livre, un livre de contes en images où tu seras l’aimée.



















