
J’avais prévu de rester dans mon taudis ce week-end et puis ce midi j’ai eu peur de la folie. Il a fallu que je sorte, c’était trop de cette routine. Je n’ai pas su tenir mon rôle de robot informatique un jour de plus. L’ordinateur ça va, tant qu’il a son courant électrique, il reste toujours le même. Moi j’ai beau passer 15 heures par jour avec, ça ne déteint pas sur ma personne: je change, je me défais et je perds la tête. Vite de l’air! J’ai sauté dans le premier direct pour Lille. La journée s’annonçait bien: c’était le seul train qui n’affichait pas de retard. Il faut toujours une bande d’écervelées de 18 ans qui me cassent les oreilles et m’assoment tout le long du voyage mais je leur pardonne parce que c’était jour de fête et -fait rare dans l’histoire de l’humanité- le train est arrivé à l’heure indiquée.
J’ai couru au MacDonald. Pas le plus proche car celui de la gare est mal famé, donc à celui de la Place. J’avais si faim que j’étais prêt à manger n’importe quoi et j’en ai profité pour le faire. Même à 14 heures il était rempli au maximum. Toutes les chaises sans exception étaient occupées. J’ai du aller jusqu’au dernier étage pour le constater et ce n’est qu’en redescendant que j’ai trouvé une table au premier. La mieux placée: juste collée à la vitre qui donne vue sur la place et ses badauds, ou plutôt ses badaudes pour être franc. Vues du dessus, c’est souvent intéressant. J’ai donc mangé comme un cochon à moindre frais, tranquillement, loin de mes deux murs et demi et de mon ordinateur PC (il était dans son sac de transport, entre mes chevilles), et même si ça laisse un sale goût et un mal de ventre, c’était bien.

Un repas et quelques pas plus tard, j’étais à la Fnac, escale inévitable lors de mes séances de retour à Lille. A quinze centimètres de distance de mon visage, séparé par une vitre, il y avait un Nikon D3 et just’à côté un D700. Il n’y avait pas d’information sur les « facilités » de paiement mais j’ai constaté que les prix affichés étaient considérablement plus élevé que ce qu’on trouve sur Internet. C’est peut-être le prix de la différence: là j’aurais pu repartir avec (non je ne l’ai pas fait) alors qu’un rapide calcul sur la base d’un mauvais souvenir me fait dire qu’en commandant maintenant sur Internet, je pourrais le recevoir mi-janvier 2009 (ce que je n’ai pas fait non plus).
Et cet objectif Sigma 70-300mm à cent et quelques euros, pas le APO, le tout simple, juste pour jouer ce week-end ? Je ne l’ai pas trouvé en magasin. Tant pis et même tant mieux.
Aussi, je pensais redonner une dernière vie au D70 en lui offrant un bel objectif Nikkor mais… Je ne pense pas que je me passerai encore longtemps d’un 24×36 alors j’arrête les frais perdus. La preuve avec la première photo de cet article, complètement pourrie à 640 ISO. Non je ne suis pas un abruti de l’ISO: je sortais d’une église -forcément sombre- que je venais de visiter et j’ai du ressortir l’appareil aussi rapidement que la voiture passait, je n’ai pas pris trop le temps de m’intéresser aux réglages fins.
Comment lire un article de Julien en voyage à la Fnac et échapper au paragraphe Apple? On n’a pas encore trouvé.
J’ai testé pour vous… oh je le con-fesse: pour moi aussi, le tout nouveau MacBook Pro 15 pouces, déjà évoqué dans ce journal lors de sa sortie. Mes impressions feront peut-être l’objet d’un autre article mais n’encombreront pas celui-ci. Juste en deux mots, pour ne pas garder le mystère: qualité irréprochable, vitesse instantanée, écran digne d’un superbe CRT professionnel d’ancien-temps sous tous les angles de vue… mais je suis content que le 17 pouces de mes rêves n’ait pas hérité de son nouveau style, tellement fini et léger qu’on dirait presqu’un jouet, comme un Air. Ce n’est pas trop comme-ça que j’espère mon outil de travail (MacBook « Pro« ! nom d’une pipe!). Enfin cela n’enlève rien à sa puissance impressionnante.
Ensuite je suis rentré, sagement, à l’heure, rassasié et économe. Et ma femme m’attendait:

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Hihihi!!
Mon Homme qui sent tres bon avec des olives.
merci
T’as Mangé a Mcdo’ sans moi ?!