Le 27 et le 28 juin 2009, il y avait une foire géante aux reptiles vivants à Artois Expo. J’y suis allé et j’y ai vu plein de drôles de bestioles, le genre d’animaux qui ne courent pas les rues, du moins qui ne les courent plus. C’est bête ce que je viens d’écrire parce qu’à l’époque où ces machins-là étaient en liberté, les rues n’existaient pas encore. Je pense qu’elles n’existaient pas parce que les personnalités à qui on a emprunté le nom pour les attribuer aux rues n’étaient pas encore nées. En effet, comment trouver la rue Victor Hugo en -60 000 ?

Les panneaux pubilicitaires ne manquaient pas dans les rues. On sentait qu’il y avait le moyen pour l’événement. Pourtant, arrivés sur place, nous nous sommes demandé s’il n’y avait pas une erreur: la grande entrée du complexe d’exposition était fermée, et le parking était absolument désert. Nous avons tourné autour du palais et avons découvert que l’entrée s’effectuait par la petite porte, derrière.
Après nous être acquitté d’un droit de 5 euros par personne, nous avons pénétré dans la grande salle principale. Ma première impression fut celle d’un vide, voire d’un bide. Ce sentiment de néant provenait peut-être du fait que je ne connais pas du tout la matière, que je n’avais jamais vu de reptiles vivants et qu’il m’était impossible de juger de l’ampleur de cette réunion.
Dans une cage à perroquet, il y avait deux gros iguanes dont celui-là:

Des iguanes, il y en avait de toutes sortes. En tous cas, des gros mais aussi des petits:

Des petits qui crânent tout seuls ou bien des bandes qui parlent de moto en buvant de la bière:

Ces pauvres bêtes étaient parfois enfermées dans des pots en plastique, de la taille d’un pot de yaourt, sans aucune nourriture ni litière. Seuls les prix étaient indiqués et difficilement oubliables: entre 50 et 2000 euros pour certains serpents! C’est un commerce, c’est le seul intérêt que je trouve à ces machins-là.
Pour ce qui est des tortues de terre, je sais maintenant que je n’en possèderai jamais… tellement ça pue.
Heureusement qu’il y avait des papillons et d’autres insectes comme les scarabets. Ça j’aime bien, même morts.

Les insectes morts, c’est très joli, décoratif, cela peut être éventuellement passionnant pour un retraité sans envergure ni ambition; mais surtout: cela ne réclame pas à manger, ce qui nous épargne une belle corvée et des dangers de santé publique. Lorsqu’on voit ce qu’on vend pour nourrir ces cochonneries de serpents: des rats morts!

Enfin, la palme du Journal de Julien revient à un exposant belge, sympathique, innovant et salubre. Ce monsieur à longue barbe avait apporté un… hibou! Je n’avais jamais vu de hibou vivant. L’oiseau était très calme, sur un perchoir, et se laissait carresser.

ReptilExpo: une rencontre à laquelle assister lorsqu’on se demande encore si un reptile est intéressant ou non. Non, ça ne l’est pas.