Et voilà, l’été est terminé, voici le mois de septembre, l’affreux mois de septembre comme je dis toujours. Ce moment que l’on redoute déjà fin-août et qui inaugure la nouvelle interminable période de 10 mois de gris, de pluie, de vent, de noir, de filles recouvertes de vêtements jusqu’au bout des doigts, de portes et fenêtres fermées, de chauffage central… Bon, la liste pourrait être longue, alors je la tronque, mais je pense que l’idée est passée. J’ajouterai juste ce qui ne sera plus, comme les terrasses de restaurants, les lumières intéressantes, les touristes, les hâles, et la verdure. C’est reparti pour dix mois de bagne climatique. Nous allons retrouver les rues encombrées d’étudiants en première année boutonneux habillés d’un mois de salaire, iPhone en poche.
C’est pour lutter contre cette tristesse menaçante que le Journal de Julien va vous proposer quelques articles épars pour vous prendre par la main et vous faire revenir en vacances, en été 2009. Sur un air volontairement rêveur voire bucolique, une tournure presque poétique et bien sur quelques images créées ou capturées cette année par mes soins.
Premier départ
Le 8 août 2009, une journée à Berck-Plage. Je sais: il y a surement mieux dans le monde pour ceux qui recherchent le paradis, mais assis sur le sable chaud, sous le soleil et face à la mer, on peut devenir conciliant malgré la qualité populaire du lieu. Il y avait du monde ce jour-là. Les gardes-côtes étaient omniprésents jusqu’à en devenir gênants. Sans eux, toutefois, bien des gens se seraient laissés prendre entre deux eaux lors de la montée de la marée. C’était le dernier jour de l’année où j’étais encore tout blanc. J’ai payé très cher mon bronzage: des brûlures au deuxième degré sur tout le corps (dos, torse et jambes, surtout les chevilles). J’ai nagé, couru sur la plage au ralenti (le film n’est pas encore monté), regardé les gens, et puis j’ai dessiné. Hé oui: j’avais dans mon sac de plage le nécessaire pour réaliser une petite aquarelle, sur une feuille A5. Sur ce petit format, on ne peut pas représenter tous les détails qu’on souhaiterait mais au moins, le souvenir est emporté. Une fois la peinture sèche – cela n’a pas été trop long sous ce soleil de plomb – et le carnet rangé, je me suis baigné une dernière fois avant de reprendre la route. Elles commençaient bien ces petites vacances.





















Que voilà une belle empreinte de la patte d’un dessinateur !
J’aurais également tant à te faire découvrir si tu prenais le risque de faire confiance à un vieux renard
Auprès des hâles, le soleil de plomb, immédiat…