Une fois n’est pas coutume. C’est vrai que je ne suis pas fanatique de reprendre l’actualité sur ce blog puisqu’elle est déjà partout ailleurs. Mais aujourd’hui… Je me suis souvenu une fois de plus de l’ancien doyen de ma faculté, également honoré du titre de professeur de philosophie s’il en fut, qui tentait de marteler à ses étudiants l’idée de faire attention à l’information en général, sur laquelle la communication avait pris le pas. On veut tout dire avant même de savoir.
C’est ainsi qu’aujourd’hui les médias ont trouvé une raison de se faire tout petits. Ce week-end un enfant de notre chère Belgique a disparu. Aujourd’hui, on ne sait sous quelle impulsion pourtant nommée « source proche de l’enquête« , nous fûmes arrosés de « le petit a été retrouvé mort dans un canal« .

Ce midi, ou plutôt ce 13 heures, la présentatrice du journal télévisé de France2 expose avec des pincettes cette information presque mot pour mot, mais en soulignant bien son caractère incertain (exit la source sure). Le journal passe, se diffuse, et en dernière minute, c’est le revirement: « le petit n’a pas été retrouvé, ni dans un canal ni nulle part« . Bon, tant mieux dans un sens.
Alors nous retournons vers la presse écrite. Qu’est-ce que c’était que cet article propagé par le flux du site Internet d’un grand journal local ?… Hop! Disparu, l’article n’existe plus.

Alors ? Qui est-ce qui ne tourne pas sa langue sept fois dans sa bouche ? La source proche de l’enquête avant de parler ou les rédactions de presse avant d’écrire ? Et si c’était à nous de la tourner avant d’écouter tout ce qu’on entend ?
On peut toutefois se remémorer une récente histoire de fillette qui s’était soi-disant perdue en fuguant et qui fut retrouvée parfaitement sauve. Sauf que nous apprenions quelques jours plus tard qu’elle avait été torturée, mais que les enquêteurs avaient préféré taire cette réalité pour la bonne cause.
Pour conclure, et pour qui voudra l’entendre, c’est à point nommé qu’arrive l’occasion de citer une phrase d’un célèbre Chapitre 7: « si on te demande, tu diras que tu ne sais pas« .