Depuis quelques jours les versions d’évaluation de la tant attendue quatrième Creative Suite sont disponibles en téléchargement sur le site officiel Adobe. J’ai essayé PhotoShop Extended.
La taille du fichier à télécharger dépend du système d’exploitation sur lequel on travaille. 858 Mo pour Windows et 1,15Go pour Mac OS. A mon grand dam, je dois encore me contenter du plus léger. Une fois arrivée sur votre machine, il faut décompresser l’archive: bon courage, prévoyez autrechose en attendant; il y a plus de 26000 fichiers à extraire. L’installation, quant à elle, est très simple, même si elle n’est pas spécialement rapide. Après tout, on ne la vit qu’une fois.
Premier démarrage, voici la nouvelle interface.

Cela saute aux yeux en tout premier lieu: il n’y a plus de contour de fenêtre. Tout est joliment intégré et on gagne de la place pour le document en traitement. C’est une nouvelle interface très joliment travaillée qui n’aurait certainement pas existé sans ses ancêtres et les critiques qu’on a pu y apporter. C’est le même mais en mieux. Il règne un gris mat très détaillé, précis et en même-temps très épuré et érgonomique. Cela me rappelle les dernières versions de 3DS Max. D’ailleurs, au second coup d’oeil, on découvre un nouveau menu inquiétant en haut de l’écran: « 3D« . J’écris tout de suite que je ne pourrai pas tester les fonctionnalités de ce nouveau menu puisque mon Windows tourne dans une VirtualBox sans OpenGL (non je ne cite pas du Victor Hugo, si misérable que ce soit).
Je me suis dit que la meilleure façon de me rendre compte du changement depuis la précédente version, c’était d’en faire une utilisation normale et donc commencer un nouveau barbouillage. Je règle donc l’espace de travail en mode « Peinture » et… ah dommage: le menu qui permet d’éditer l’outil plume est maintenant intégré à la colonne de menus de droite, ce qui lui donne une largeur énorme et réduit l’espace de travail. Avant ce n’était qu’un petit onglet très bien placé qui s’ouvrait par-dessus, sans rien bouger, en un clic. Nécessairement, j’ai déplacé ce menu mais je n’ai pas trouvé d’autre endroit pour l’ancrer; il flotte donc toujours.
Pour le reste (calques, nuancier, styles, navigation), rien ne semble avoir changé.
Un agencement de l’espace de travail intitulé « nouveautés CS4″ permet de surligner toutes les nouvelles fonctions. On se rend compte qu’elles sont surtout axées autour de la gestion des couleurs. Une grande mode, comme le dernier Corel Painter, qui consiste à tout dévouer à la correction créative de photographies numériques. Cela ne m’a pas intéressé pour le moment (Lightroom rules!).
L’amélioration que j’attendais personnellement le plus n’est pas arrivée. C’est ce qui fait que je n’utiliserai pas encore PhotoShop pour jouer au peintre numérique. Quoiqu’on trouve de nombreux pinceaux en téléchargement sur le web, je n’ai jamais essayé. Celui présent par défaut dans le logiciel ne me plaît pas du tout: au lieu de tracer, il joue au pointillisme. Cette illustration explique:

Grand malheur! Comment « peindre » avec ce pinceau qui se comporte davantage comme un tampon? Pourquoi des logiciels dix fois moins chers savent le faire? Je ne perds pas l’espoir de trouver un jour un paramètre à changer pour obtenir enfin un outil convenable, mais ma quête dure depuis longtemps et n’a toujours pas abouti. Si quelqu’un sait…
Conclusion: plus confortable. Pas de précipitation cependant, inutile de verser les larmes de Marie-Madeleine si vous veniez d’acheter une CS3: une mise à jour est possible mais elle ne sera pas une révolution. Attention je ne parle pas du traitement photographique que je n’ai pas vraiment essayé. Je me suis attaché au dessin pur, le « sketching », et cette nouvelle version ne m’a pas dégouté de l’ancienne.